Gaïa & notre patrimoine forêt

Inspiration de ce site web et de la démarche des métiers verts

En 1970… Lovelock nous révèle son hypothèse

La Terre fonctionne comme un corps, une entité qui s’autorégule de manière à rester favorable à la vie.
« un courant marin crée la vie, les algues fabriquent des nuages, les arbres donnent
vie à la terre et à une multitude de biodiversité, les tourbières stockent le carbone :
ce carbone crée de la matière organique qui nourrit le végétal »

Et l’homme ? : à l’évidence, nous ne sommes pas extérieurs à la Terre, nous co-évoluons avec elle et en dépit du dérèglement climatique & de « notre » surexploitation des ressources, Il n’existe pas de planète de rechange.
La question qui s’adresse à nous tous : que faisons-nous, chacun à notre place, pour préserver notre maison commune ?

 

La pensée de Joanna Macy nous éclaire également. Elle part d’un constat simple :
face à la destruction des systèmes vitaux de la planète, nous refoulons souvent notre empathie pour ne pas souffrir. Cette douleur profonde – qu’elle appelle « la peine pour notre monde » – est pourtant le signe de notre lien au vivant. Plutôt que de l’étouffer, Joanna Macy invite à l’accueillir. Car c’est en traversant cette peine que naît l’engagement.

À travers sa démarche du Travail qui relie (Work That Reconnects), elle propose un chemin en spirale : reconnaître la gratitude, affronter la réalité, changer de regard et entrer en action.

Son message est clair : en retrouvant notre lien profond avec la Terre, nous trouvons aussi la force d’agir pour elle.

S’ouvrir à la gratitude : la vie émerveille …

« La vie se présuppose elle même, ne produit qu’elle même. Les plantes, elles, représentent la seule brèche dans l’autoréférentiel du
vivant… Le végétal n’a besoin de rien d‘autre que du cosmos pour vivre. de la photosynthèse »

La photosynthèse est un don de la nature

La photosynthèse ?
C’est le mécanisme de base par lequel les plantes – algues y comprises- transforment le dioxyde de carbone CO² en oxygène.

Pour les végétaux, il s’agit de créer l’énergie sous forme de sucres, à partir de la lumière émise par le soleil, de l’eau puisée dans le sol, et du carbone capté dans l’atmosphère.

Adaptons le schéma de Joanna Macy à la forêt du bassin congolais

Le pouvoir d’agir

Que faisons nous, chacun à notre place et avec nos compétences, pour transmettre aux générations futures le respect et la proection de notre maison commune ?

Des décennies de travail aux côtés des paysans, des communautés rurales et des peuples autochtones en Afrique ont profondément façonné ma vision. Les échanges, les rencontres, les films réalisés sur le terrain ont nourri une conviction simple :

L’action naît du lien. Aujourd’hui, ma démarche vise à partager ces enseignements essentiels, à travers des interventions, des films, des accompagnements, pour encourager une jeunesse consciente, engagée et capable d’agir pour le vivant.

La forêt congolaise désormais dépasse en importance « climat » celle de l’Amazonie , dévastée par les cultures agro-alimentaires.

Aujourd’hui, la forêt du bassin du Congo occupe une place déterminante dans l’équilibre climatique mondial. Alors que l’Amazonie a été largement fragilisée par la déforestation et l’expansion agro industrielle, le massif forestier congolais est devenu le dernier grand puits de carbone tropical encore pleinement actif. Les tourbières du bassin du Congo – plus de 30 gigatonnes de CO₂ stockées sur 100 000 km² – sont un organe vital de l’équilibre «  terre ».

Dense, profonde, moins fragmentée par l’activité humaine, cette forêt capte chaque
année davantage de CO₂ que l’ensemble de l’Amazonie. Ses vastes zones
inondables ont donné naissance à d’immenses tourbières, parmi les plus riches au
monde en carbone. Depuis des millénaires, cet écosystème agit comme une formidable machine naturelle de régulation climatique. Mais son rôle ne s’arrête
pas là.
Les forêts tropicales sont aussi des éponges vivantes : elles génèrent les pluies,
nourrissent les sols, soutiennent l’agriculture et stabilisent les territoires. Leur
disparition entraînerait une baisse de la fertilité, une aggravation des sécheresses et l’accélération des migrations forcées.

Préserver ces forêts n’est pas un enjeu régional.
C’est une responsabilité planétaire.
Nous ne pourrons relever le défi climatique sans protéger les derniers grands équilibres tropicaux dont dépend notre maison commune.